mardi, février 10, 2009

Tempête, crise, grève… : le catastrophisme est-il le fond de commerce des medias ?


L’actualité est chargée. Il n’y a d’ailleurs que peu de place pour le sempiternel dossier sur la Franc-maçonnerie (autrement dit « marronnier » ) dans les medias papiers, puisque la crise, les tempêtes, les grèves, Nicolas Sarkozy sont autant de thèmes qui occupent le premier plan. Cependant, à cette morosité ambiante, s’ajoute le degré supplémentaire qui fait d’un non-évenement une catastrophe. En ce 10 février, la France essuie une tempête, qui il y a quelque temps pouvait paraître comme normal en cette saison, mais qui est transformée en évènement catastrophique. Des reporters TV sont envoyés en bord de mer, les radios, comme RTL, font des points toutes les 20 ou 30 minutes en recueillant des témoignages d’auditeurs, quasi similaires d’ailleurs « il y a du beaucoup de vent, et il pleut fort »…
La même chose s’est produit il y a peu avec les chutes de neige. Nous sommes en hiver, il fait froid et il ya de la neige. Quoi de plus normal ! Il est vrai que s’il fait -1 à Paris pour ces journalistes parisiens qui feraient bien de venir sur le terrain voir ce qui se passe, c’est la France entière qui grelotte.
Mais en cette période qui n’est pas réjouissante et pour laquelle les français n’ont pas le moral, plutôt que d’enfoncer les gens, les messages à divulguer devraient être plus réjouissants. A quand une bonne nouvelle dans un journal à la Télé ou à la radio ? A force de voir toujours la partie vide du verre, il est grand temps d’inverser la tendance et se réjouir de la moitié pleine.

Source image : La Cinémathèque française 2005 - Le jour d'après

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