mardi, août 11, 2009

Grippe H1N1 : et si, à la rentrée, la France n’était pas prête pour la pandémie ?


En cette période estivale, pour laquelle les français moyens ont la tête ailleurs, les medias en parlent moins, mais la grippe H1N1est toujours active. Il ne faut pas être devin, ni même avoir fait de longues études de médecine pour prédire que la rentrée va voir la pandémie s’amplifier. Les déplacements, le regroupement de personnes de différentes origines et de surcroît dans différents pays, dans des lieux de types clubs de vacances, discothèque, visites et circuits sont autant de facteurs qui favorisent le développement du bassin de culture et la transmission de la maladie.
Les quelques médias qui en ont récemment parlé sont aussi alarmistes. Qui plus est, les warnings allumés par quelques représentants professionnels. Bien connus pour alarmer, il convient pourtant de prêter une oreille attentive à ces dires. Les hôpitaux ne seraient prêts à accueillir qu’un nombre limité de personnes, non pas uniquement par manque de place mais par arbitrage financier. Des opérations de chirurgie, pour les besoins budgétaires de l’hôpital rapporteraient beaucoup plus qu’une grippe. Par exemple, la mise en place d’une prothèse de hanche rapporte plus de 5 500 € tandis que la grippe n’en rapporterait que 1600 €. Donc pour la survie financière de l’établissement, il vaut mieux occuper un lit avec le premier cas. Qu’en est-il de la mission de service public ?
De nombreuses entreprises commencent à être touchées. Paradoxalement, est-ce une directive pour ne pas augmenter les statistiques, les médecins ne déclarent pas les cas ou « refusent » les prises de sang permettant d’affirmer la maladie auprès de l’employeur. Les prévisionnistes intra-entreprise tablent sur une infection de 20 % des effectifs pour la période de référence. Si les mesures d’urgences étaient décrétées, les crèches et les écoles seraient fermées, entrainant par ailleurs une pagaille pour la garde des enfants dans de nombreux ménages. Scenario alarmiste ? Espérons qu’il ne se vérifiera pas !

lundi, août 10, 2009

Musique : où est le tube de l’été 2009 ??


Ils sont nés uniquement en été, certains ont perduré pendant plusieurs saisons, mais tous avaient la volonté de faire chantonner les français pendant la période estivale. Associés à un concept marketing puissant chanson/marque, ceux qui ont le plus cartonnés et fait la joie de Nestlé, Orangina, Jacques Vabre,.., donnaient à l’été un sentiment de vacances et d’évasion. Du petit train qui parcoure les Andes (La Colegiala ), aux jeunes danseurs dans une cabane de plage ( La Lambada), ils sont tous restés en mémoire. Le concept a fait ses choux gras à la fin des années 80, a donné des signes d’épuisement car devenu répétitif, mais comme la TV ressert et recycle ses vieux concepts (une famille en or, …), peut-être celui-ci verra-t-il sont retour l’été prochain ? Cette année, c’est plutôt loupé ! Demis Roussos a essayé sous le nom de « Demis » uniquement, Adamo avec ses duos. Une Star Ac’ minable cette année et dans l’impossibilité de part sa perte d’audience de mettre en avant un Bob Sinclar. Bref, on le cherche ! Peut-être un tube de rentrée pour remettre du baume au cœur aux français moyens. Peut-être finalement, qu’il sera donné par les formations syndicales lors des manifestations habituelles de rentrée. « Tous ensemble » version électro remixé par DJ CGT ??

Politique : Le déficit de la France multiplié par 3 en deux ans, soyons solidaires !


De 37 milliards d’euros en 2007, il est estimé à plus de 100 milliards d’euros pour 2009. Ce ne sont pas de vagues statistiques, c’est une réalité ! N’est-il pas « formidable » de penser que votre banque a du mal à autoriser un découvert, ou le fait en contrepartie de quelque chose, alors que le pays est surendetté, et que la contrepartie se mesure sur la capacité de nos enfants à rembourser notre dette. La vie quotidienne du français moyen ne l’autorise pas à vivre au-dessus de ses moyens. Il peut occasionnellement vivre à crédit, mais doit très vite rembourser ce qu’il doit. La dette est comme une patate chaude qu’un gouvernement transmet à un autre, peut importe l’appartenance politique. Comme elle brûle les doigts, il faut vite la passer au suivant. Il est grand temps également que les hommes politiques arrêtent de prôner la solidarité à tout bout de champs. Solidarité soit, mais jusqu’à un point. Elle n’en devient qu’un prétexte à récupérer une soulte quelconque. La classe moyenne s’appauvrit de la solidarité obligatoire : prélèvements sociaux, journée (s) de solidarité, RDS, CSG, etc.. qui plus est, ne bénéficie jamais d’aides en retour parce qu’elle gagne juste au dessus du minima requis. Ce n’est pas du militantisme, c’est aussi une réalité !

vendredi, août 07, 2009

Vacances : baisse du chiffre d’affaires de la profession ?


Le mois de juillet selon les professionnels du tourisme a été synonyme de baisse de CA de plus de 3 %. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce paramètre, notamment une météo peu favorable, mais surtout ce sacrosaint pouvoir d’achat en baisse également qui font que les français moyens sont beaucoup plus attentifs –surtout pour ceux qui ont la chance de partir - à leur portemonnaie qu’auparavant. Hier sur RTL, le sujet de la matinale était la répercussion de la baisse de la TVA à 5,5 % dans la restauration, à savoir notamment sur la baisse de l’addition pour le consommateur. Force est de constater que de nombreux professionnels n’ont baissé les prix que sur quelques produits, privilégiant soit l’embauche (ce qui reste à valider), soit la formation ou mieux l’augmentation de leur rentabilité. Certains se plaignaient que cela n’augmentait pas pour autant le nombre de couverts servis. Rien d’étonnant… Regardons la réalité un instant, ce n’est certainement pas l’envie qui leur manque, mais les français moyens sont plus mesurés dans leurs dépenses, surtout dans cette catégorie. Comment expliquer les réussites des sandwicheries de type Brioche Dorée ? Dans les stations balnéaires, la restauration légère de bord de plage a également plus de succès que les restaurants classiques. Et pour celles et ceux qui y prennent leur repas, c’est bien souvent l’impasse sur le vin ou les desserts, privilégiant les formules à 1 plat.
Le mois d’août s’annonce sur le même trend. Les voyagistes (Promovacances, Lastminute, Expedia..) ont du stock, et les promos vont bon train sur internet comme dans les agences. En terme de réservation, les destinations « moyens courriers » sont en baisse de 15 %, et les « longs courriers » de près de 30 %. Les locations de particuliers sont également en baisse. De nombreuses maisons ou appartements sont encore disponibles, et les propriétaires n’hésitent pas à en réduire le montant du loyer.
Le nombre de touristes étrangers est en baisse, la France est moins attractive, aussi riche soit-elle en monuments historiques ou autres intérêts. La France est chère, ne brille pas par la propreté et les gens de manière générale n’y sont pas réputés pour la chaleur de leur accueil, notamment dans les grandes villes et la Côte d’Azur. Ce qui ne va certainement pas redonner le moral aux restaurateurs.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) fait-elle abstraction de l’écologie et de l’environnement ?


La pandémie de la grippe a relancé les précautions et mises en garde diverses notamment sur le lavage des mains. Imaginez un groupe d’experts hautement qualifié OMS, se réunissant à Genève ou dans une capitale européenne pour déterminer point par point « la » procédure du bon lavage de mains qui sera reprise, traduite, imprimée et diffusée dans le monde entier. Notons dans ce formidable modus operandi illustré, deux points qui peuvent interpeller les vertueux et respectueux du Grenelle de l’Environnement que nous sommes. Premier point, l’utilisation de serviettes en papier jetables préconisée alors que nous cherchons à préserver les ressources végétales de notre planète. Mais surtout le deuxième point interpelle davantage : il faut avoir terminé de s’essuyer les mains avec la serviette en papier et utiliser cette même serviette pour fermer le robinet d’eau. Donc, sans être un mathématicien brillant, et sans vouloir rappeler des problèmes scolaires de type « un robinet fuit de X cl par minute, combien de temps une baignoire .. », des litres d’eau vont être perdus si la procédure est scrupuleusement respectée. Pas très écolo tout cela !!

mercredi, août 05, 2009

Août le mois propice aux augmentations : EDF augmente les prix de l’électricité de 1,9 %


Le mois d’août est toujours par excellence le mois lié aux augmentations. Les premiers à faire feu : EDF qui informe ses clients (abonnés, et quasi forcés.. car même chez Poweo et autres le prix augmentera nécessairement dans la mesure où ce sont les mêmes réseaux) de l’augmentation de ses tarifs de 1,9 %. Est-ce déjà la résultante du rapport de Michel Rocard sur la Taxe Carbone ? L’abonnement de train a déjà quand à lui augmenté significativement, l’essence ne diminue pas et son prix est volontairement maintenu au-dessus du seuil psychologique de 1 € (puisque ce stade est déjà passé dans l’esprit du Français moyen, pourquoi redescendre en deçà ?), et les medias ne vont pas tarder à annoncer « les traditionnelles hausses de la rentrée », comme si cela était naturel, bien ancré dans la routine.
Sur quoi peut-on parier cette année ? Si vous êtes parisiens, bien évidement l’abonnement mensuel de la RATP va augmenter, peut-être le timbre poste car la vénérable institution dira qu’elle prépare sa reconversion pour lutter à armes égales avec ses concurrents du privé. On dira encore que le panier moyen des fournitures scolaires n’a pas bougé, sauf que les professeurs ne veulent jamais le type de fournitures qui le composent, mais du spécifique. Les péages autoroutiers ont déjà procédé à leur augmentation juste avant les grands départs, l’histoire d’en en granger un peu plus. Les producteurs de fruits râlent, les prix bas ne se justifiant pas cette fois-ci par l’abus de position dominante des grandes surfaces, mais plutôt pour une fois (he oui) par une année de surproduction. Bien malheureusement en France les salaires n’augmentent pas de la même manière. Il serait intéressant de faire la représentation graphique en pourcentage entre les évolutions de votre propre salaire, et les augmentations successives des énergies, du prix du pain, du paquet de pâtes, de votre loyer. Et la, nous aurions une juste vision du delta qui sépare les chiffres de l’INSEE (incluant l’évolution très utile du prix des TV LCD, des ordinateurs,.. très utile pour se nourrir et se loger, qui sont des besoins essentiels dans la pyramide de Maslow, dans leur calcul du pouvoir d’achat) de pouvoir d’achat au quotidien.

Taxe carbone : l’art et la manière de créer des taxes (ou impôts indirects) sous couvert de la responsabilité et du respect.


Quelle formidable idée ! Sous couvert du Grenelle de l’environnement, et avec le prétexte de rendre les gens (vous et moi) responsables face à l’écologie, elle a germé dans la tête de politiciens pourtant brillants : la taxe carbone !
Rendons l’électricité plus chère. Augmentons l’essence (ou énergie fossile) de 8 centimes. Après avoir rendu les français dépendants (lobbying de l’automobile (TOTAL, RENAULT et PSA..) vs celui des transports en commun (SNCF, RATP..) en terme de transports, en terme d’énergies (EDF/GDF), faisons leur gober qu’il faut changer de comportement, et qui plus est, qu’ils participent activement et financièrement à ce changement. Les prix du ramassage des ordures dans les collectivités ont augmenté significativement dans les collectivités, mais pour autant il y a moins de collecte car on oblige les gens (hors grandes agglomérations) à aller à la déchèterie.
Pour couronner le tout, on rajoute une couche sociale à cette taxe, en affirmant que le produit de la taxe sera redistribué, (trop fort) en fonction également de conditions sociales, voir de ressources. Ras le bol, car le français moyen n’est jamais dans la tranche de ceux qui en bénéficient !
Et si, pour une fois, on prenait le problème à l’envers. Sans faire du socialisme primaire et de l’anti-lobbying, est-il illusoire de dire que la taxe peut-être prélevée : sur les bénéfices des entreprises énergétiques en maintenant bien évidement un prix moyen à la consommation, sur les approvisionnements en cartons et plastiques des entreprises de l’agroalimentaires (les obligeant à faire des packaging plus light). L’effort doit être « universel ». Outre le fait que ce genre de mesures ne devraient pas s’appliquer uniquement à la France, il est nécessaire qu’au final ce ne soit pas toujours le même qui soit lésé.

(image : greenzr.fr)

mardi, juillet 07, 2009

Société : le travail du dimanche revu à l'Assemblée Nationale


Le nouveau ministre du travail, Xavier Darcos, représentera cette semaine la loi sur le travail le dimanche, et notamment l'autorisation d ce dernier dans les zones balnéaires et touristiques. Si en soit, cette loi met fin à la vaste jungle -ou plutôt vide juridique-, elle a pour mérite d'encadrer une pratique plus ou moins effective et floue dans certaine région.
Il est évident qu'une station de ski, ouverte 5 mois dans l'année, qui n'autoriserait pas le travail le dimanche, serait bien en peine pour accueillir touristes et visiteurs. La remarque s'applique aussi pour une station balnéaire. Placez vous un instant coté client : le plus pratique pour faire du shopping, c'est quand même quand a du temps pour en faire ! Ce n'est pas entre midi et deux, où le soir à 18h en sortant du travail que l'on dispose de suffisament de temps. Donc, le moment le plus en adéquation, c'est le week-end notament le dimanche (le samedi étant consacré pour le francais moyen, aux courses en supermarché et aux travaux de jardinage). Coté commerçant, ou employés d'enseignes, cela représente une contrainte. Certes le potentiel de chiffre d'affaires en est accru, mais au détriment d'un temps libre le week-end amoindri. Il est tout bonement utopique de croire, comme le font certains hommes politiques "coupés de la vraie vie", que cela se passe majoritairement sur la base du volontariat. Sans faire du syndicalisme contestataire et basique, il est intéressant de se poser la question de savoir ce que fera l'employeur si le salarié ne souhaite pas venir ? Suppression des primes, refus d'aménagement possible des horaires de travail, etc.. Et le salarié, dans une conjoncture défavorable, aura-t-il le cran d'aller aux prud'hommes ?
Bref, il est primordial d'offrir le cadre juridique et légal pour permettre à chacun de s'y retrouver sans léser l'autre, qui plus est, pour des activités déterminées.