mercredi, août 05, 2009

Taxe carbone : l’art et la manière de créer des taxes (ou impôts indirects) sous couvert de la responsabilité et du respect.


Quelle formidable idée ! Sous couvert du Grenelle de l’environnement, et avec le prétexte de rendre les gens (vous et moi) responsables face à l’écologie, elle a germé dans la tête de politiciens pourtant brillants : la taxe carbone !
Rendons l’électricité plus chère. Augmentons l’essence (ou énergie fossile) de 8 centimes. Après avoir rendu les français dépendants (lobbying de l’automobile (TOTAL, RENAULT et PSA..) vs celui des transports en commun (SNCF, RATP..) en terme de transports, en terme d’énergies (EDF/GDF), faisons leur gober qu’il faut changer de comportement, et qui plus est, qu’ils participent activement et financièrement à ce changement. Les prix du ramassage des ordures dans les collectivités ont augmenté significativement dans les collectivités, mais pour autant il y a moins de collecte car on oblige les gens (hors grandes agglomérations) à aller à la déchèterie.
Pour couronner le tout, on rajoute une couche sociale à cette taxe, en affirmant que le produit de la taxe sera redistribué, (trop fort) en fonction également de conditions sociales, voir de ressources. Ras le bol, car le français moyen n’est jamais dans la tranche de ceux qui en bénéficient !
Et si, pour une fois, on prenait le problème à l’envers. Sans faire du socialisme primaire et de l’anti-lobbying, est-il illusoire de dire que la taxe peut-être prélevée : sur les bénéfices des entreprises énergétiques en maintenant bien évidement un prix moyen à la consommation, sur les approvisionnements en cartons et plastiques des entreprises de l’agroalimentaires (les obligeant à faire des packaging plus light). L’effort doit être « universel ». Outre le fait que ce genre de mesures ne devraient pas s’appliquer uniquement à la France, il est nécessaire qu’au final ce ne soit pas toujours le même qui soit lésé.

(image : greenzr.fr)

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