
Le sénateur Philippe Marini souhaite, au travers de sa proposition de loi, abrogé le privilège donné au parent divorcé ayant la garde de(s) enfant(s) à savoir la demie part supplémentaire comptée lors de la déclaration des revenus. Ne serait-ce envisageable de proposer une demie part en plus, mais au conjoint qui malheureusement n’a pas la garde ? Généralement, le père. Outre la pension alimentaire, il doit aussi faire face aux dépenses d’hébergement (même si l’enfant n’est la qu’un week end sur 2 ou pendant les vacances) et doit lorsqu’il loue son habitation avoir une chambre supplémentaire. Il fait face aux dépenses d’habillement, car généralement l’ex-conjoint ne pourvoit jamais ou très rarement aux vêtements de l’enfant pour le week end ou les vacances. S’il ne réside pas dans la même ville, il doit payer également les déplacements de l’enfant ou le fait qu’il aille le chercher à son domicile (carburant, assurance, kilométrage du véhicule et fatigue de conduite quand celui-ci habite loin). Lorsqu’il part en vacances avec le ou les enfants, il paie le séjour généralement plein pôt car ne peut faire autrement que de partir en pleine période (les périodes de garde ayant été fixés de manière très judicieuse par ces hauts représentants de la loi, qui dans tous les cas privilégient la mère). Il doit payer aussi, quand il ne peut soit pour des impératifs professionnels ou qu’il n’est pas aux 35 heures, une garde ou une activité de type centre aérée. Et puis, comme tout parent qui se respecte, il paie également des dépenses de loisirs (revues, CD,..), emmène ses enfants au Fast-food ou autre restaurant, ou encore au cinéma ou voir un concert, ces derniers étant aussi des éléments de vie qu’il souhaite partager avec son enfant. Ne croyez-vous pas que cela fasse aussi beaucoup, et que celui qui est parent sans avoir la garde à temps plein de l’enfant, a le droit à cet abattement ?
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