vendredi, juin 05, 2009

Elections Européennes : Fort taux d'abstention annoncé du à une campagne sans saveur !


L’équation est simple et accessible à tous : campagne peu active + des candidats peu loquaces = le désarroi des électeurs.
Avec une abstention annoncée de l’ordre de 56 %, il est difficile de dire que les élections européennes ont suscité un engouement important de la part des français, a l’instar d’autres pays comme la Grande Bretagne où on vient de mesurer outre la désaffection des urnes, des politiques frappés par les scandales et un parti travailliste en déconfiture. Et ce n’est certainement pas le débat politique (si on peut le dénommé de la sorte) qui élève ou relève la portée du scrutin. Entre un François Bayrou qui se théâtralise (une vieille recette de Ségolène Royal) emmenant avec lui des gênes de Jean-Marie Le Pen dans ses propos contre les sondages, l’instrumentalisation des medias, ou ces commentaires sur le premier ministre, François Fillon le qualifiant de « bien peigné », un Olivier Besancenot dont la muse éternelle demeure l’anti-capitalisme associé à un anti-sarkozysme primaire, ce que prône par ailleurs pour récupérer ses électeurs, une Martine Aubry qui n’a que de critiques l’inversement proportionnel de vide de propositions. A cela s’ajoute l’UMP qui place en tête de certaines liste d’illustres inconnus (ou uniquement sur leur propre canton) ou un Daniel Cohn Bendit qui bouge un peu à son habitude avec la légendaire verve, une campagne terne. Notons les échanges tumultueux entre lui et François Bayrou dans l’émission d’Arlette Chabot sur France 2 qui donnent une image de la politique bien piètre.
Bref, une campagne quasi insipide qui ne passionne nullement. Soulignons pour une fois une initiative qui a du mérite, le matin dans Télématin sur France2, les élections et l’Europe sont expliquées au Français. Ce qui n’est pas un mal mais peut- être pas positionné sur un créneau horaire adéquat.En 1992, j’étais militaire par obligation. Un de mes « gars » me lance qu’il allait voté contre Maastricht car « L’Europe l’obligeait à changer la couleur de ses phares de voitures – nous passions des phares jaunes aux phares blancs ». En 2009, les choses ne semblent avoir guère changé dans l’esprit des français.

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